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NOUVEAU

Découvrez les carnets de Beddin’

Beddin' a sa chanson

Écoutez la chanson de Luc De Larochellière, composée spécialement pour Beddin’

Un journal intime sur la dépression

Quand le projet a commencé, je le présentais comme une célébration de ma dépression et une lettre d’amour à mon conjoint. Je n’avais pas encore réalisé que c’était aussi une lettre d’amour à mon humanité. Et c’est en ça que Beddin’ est une célébration de ma dépression. Parce que c’est l’expression profonde de la fragilité et de la parfaite imperfection de notre humanité.

Quand j’ai commencé Beddin’, je ne croyais pas que j’allais m’en sortir. Je pensais bien que j’allais avoir des périodes de rémission, mais j’étais convaincue que j’allais vivre fondamentalement effondrée. En petits morceaux, à courir après les pièces manquantes, toute ma vie. Je l’avais accepté.

D’une certaine façon, j’ai été chanceuse; la première thérapeute que j’ai eue, il y a des années, fondait son travail sur la notion de responsabilité personnelle. Tous les livres que j’ai lus là-dessus, par la suite, m’ont appris à valider mes émotions, et à ne jamais les juger comme étant négatives ou positives mais, plutôt, à les accepter pour l’information qu’elles ont à me donner. Mes émotions sont un des langages de mon humanité.
Et mon humanité, comme la vôtre, est digne. Elle peut être brisée, à genoux, humiliée, à bout de souffle, paralysée, pas lavée depuis deux semaines, mais notre humanité est digne.

C’est pas parce que votre énergie est en veilleuse, que la douleur vous fait plier en deux que votre existence n’a pas de valeur.

C’est pas parce que la lumière est fermée, qu’y a pas d’ampoule.

Claudia Hurtubise

LA GENÈSE

Le 11 août 2014, Robin Williams s’enlevait la vie. Son décès si inattendu et si brusque provoqua une véritable onde de choc qui allait être ressentie jusqu’au creux d’un certain lit. Ainsi, au cœur de cette tempête, commença Beddin’.  

L’HISTOIRE

Claudia souffre de dépression. Depuis longtemps. On & off. In & out. Et, à chaque plongeon dans la noirceur, elle retrouve son lit, son insomnie et sa télé. Elle l’appelle ça «sa bulle». Elle s’isole, recroquevillée dans son lit, dans sa bulle, loin du monde, parce que quand elle souffre, tout signe de vie, grand ou petit, lui fait mal. Les blessures sont profondes.

Beddin’ célèbre la dépression de Claudia. Il célèbre sa guérison. En explorant chaque étape de sa dépression, nous l’accompagnerons à travers ses premiers moments de guérison. Nous verrons les éclats de vie qui existent malgré son énorme douleur. Mais le plus important, nous serons témoins de l’amour inconditionnel de son mari pour elle et de ses effets extraordinaires sur Claudia.

LES PERSONNAGES

Claudia

CLAUDIA

La grande dépressive. Claudia s’est battue avec elle-même pendant trop longtemps. Une grande frisée, près de la cinquantaine qui, blessée par son enfance affreuse, maintient que le fait qu’elle soit en vie est un miracle.
Une actrice qui souffre d’insécurité débilitante.Et pourtant, si vous aviez la chance de connaître Claudia, à l’extérieur de son lit, vous seriez émerveillés. Cette grande sportive charismatique à la chevelure de feu, au regard empathique et sourire envoûtant vous séduirait sur le champ. Son énergie communicative vous fera croire que tout est possible. Et, avec la Claudia hors du lit, tout l’est.

Dany

DANY

Dany est un homme d’une stature imposante avec un extérieur bourru. C’est toujours surprenant de voir l’immense douceur qui l’habite. Près de la cinquantaine, il travaille comme acteur, producteur et vidéaste. Il aime sa femme. Pendant le pire de la dépression de Claudia, quand elle passe tout son temps au lit, quand elle est échevelée et ne s’est pas lavée depuis des jours, il voit encore la femme intelligente et sensible qu’il a épousée. Dany est le témoin impuissant de la souffrance de sa femme. Il souffre autant qu’elle. Grâce à son amour, son humour, sa générosité et sa patience, il parvient à rester en contact avec elle.

Le lit

LE LIT

Le lit est un lieu dramatique unique, qui parle de lui-même. C’est l’ancrage de Claudia. Quand Claudia est dans son lit, c’est qu’elle ne va pas bien. Le lit la réconforte et la sécurise. S’engouffrer dedans l’aide à assembler les parties d’elle-même qui se mettent à flotter loin d’elle, quand sa dépression se mêle à de la dissociation.